c'est dit, les mots sont prononcés. je n'aurais pas mon bac, je n'entrerais pas en bts si j'ai mon bac, je ne travaillerais pas en fac' si j'ai mon bac. les mots lancés au visage sont plus douloureux que les coups. je crois que j'aurais préféré. "tu n'auras pas ton bac" "tu sais, mélanie, personne de la famille n'a eu son bac général, il faut que toi, tu l'ai, tu n'irat donc pas en bep." les dés sont jetté contre le pied du mur que je regarde d'en bas. bizzar de savoir que l'année prochaine il y a un vide. un enorme creux. un fossé qui ne se comble pas. les choix a prendre trop vite, trop tot, c'est dommage, des choix, ça rythme une vie, ça la construit, alors si on ce plante, on ne peut pas faire marche arriere. c'est dommage, j'aurais vraiment pu faire une carriere d'enfer la dedans. je n'aurais pas eu a supporter tout ça, toutes ces choses. je n'aurais pas eu a supporter le poid de la famille aussi longtemps, je n'aurais pas eu a supporter le poid des choses qui ne s'efface pas, qui restent, et qui se grave de plus en plus profondement en moi. je n'aurais pas eu a supporter de devoir demander de l'argent a mes parents, je n'aurais pas eu a supporter le doute qui me ronge aujourd'hui. quand je pense qu'une decision differente il y a 6 ans aurait tout changé. ça aurait changé ma vie. peut etre pas pour quelque chose de bon, mais j'aurais peut etre pu avor une chance. une chance d'etre mieux que ce que je suis.
t r o p d e r a g e d a n s m a t ê t e p o u r ê t r e f r a n c h e m e n t c o h é r e n t e
j'aurais pu avoir une chance de ne pas vivre ça, cette situation bancale et merdique créée par les autres. ce genre de situation ou je suis tranquille avec moi même et ou tout les gens qui sont contre moi veulent pretendre le contraire. j'aurais pu ne jamais les connaitre ces gens qui me cause autant d'enervement, et me pousse autant a l'asociabilisation. j'aurais pu ne pas connaitre ces humiliations inutile et infantile créé par seule vengeance, parce que je suis ce que je suis, ou parce que je fais comme je fais. jalousie, manque de maturité, de respect, de politesse. manque d'objectivité, manque de remise en question. j'aurais pu ne pas connaitre cette douleur d'etre mise sur le banc des salopes (non non, pas des accusés, des salopes.) sans avoir la possibilité de pouvoir me justifier, de faire comprendre que ce que je fais n'est pas une cause de dispute ou de jugement hatif et érroné. celles qui liront sauront de quoi je parle. toujours de la même chose, de la memoire selective, du partage de torts, de trop plein de franchise (et oui, dsl, je n'aime pas l'hypocrisie, juste parce que je le vis tout les jours.). je ne souhaite pas blesser, je souhaite remettre les choses en place, et permettre a mon blason souillé sans raison de redevenir moins noir, tel qu'il doit etre. de toute façon, il a toujours été plus facile a l'homme de ce pretendre non coupable, de pretendre que lui est blanc. il a toujours été plus facile a l'homme de cacher ses opinions sur les autres et de les dire par derriere, de peur des retombées. il a toujours été plus facile pour l'homme de juger sans connaitre. il a toujours été plus facile pour l'homme de n'etre que mensonge, a tel point qu'il est persuadé que ces mensonges n'en sont plus, que lui seul a raison.
u n p o u r t o u s e t t o u s c o n t r e u n
je ne sais pas pourquoi je pense comme ça, et ce n'est peut etre pas la bonne façon de raisonner. de toute faon je crois que je ne me suis jamais laissé le choix d'etre ce que je voulais etre, et quand ça a été le cas, je ne me suis jamais donnée a fond pour reussir. je n'ai aps reussis a etre ce que je voulais etre, je n'ai aps reussis a vivre comme je le voulais. plus j'y pense, et plus je sens les pics sous ma peau qui remonte la transpercer. je voudrais sentir encore ce gout immonde au fond de ma gorge, cette douleur dans mon ventre. seul les stars m'ont dictée ce que je devais etre. c'est l'inconvenient de ne jamais avoir pu ce baser sur quelqu'un pour apprendre, pour etre. je me hais. on m'a fait grandir trop vite, a 5ans, j'entendais deja parler d'assurance voiture, a 7, je commencais a entendre les histoire de credit au pays des gens qui n'arrivent pas a payer. je m'asseyais sur une chaise a la cuisine avec mon jeu de société que le pere noel m'avait offert pendant des heures en attendant que quelqu'un vienne jouer avec moi. ils avaient dit qu'ils le ferait. c'est con. je me fesais chier comme un rat mort a la maison, a entendre sans trop comprendre les problemes de la vie d'adulte, que je n'avais pas encore, mais ils étaient beaucoup plus important que moi qui voulait jouer. je restait la a les regarder en silence, j'ecoutais, j'essayais de comprendre, je ne disais rien, je ne leur ai jamais rien dit. tellement bien qu'ils savent pas qui je suis. ce ne sont pas les seuls. je me hais. tellement que je me laisse vivre. je ne cherche pas la gloire, je ne cherche pas la reussite. je ne vis que de loisirs et de routine. je n'ai aps d'interet a rentrer dans le monde des adultes, j'y suis deja depuis trop longtemps, ça explique aussi mon comportements en face des personnes concernée dans le premier paragraphe. je suis une adlute dans la peau d'une mome, je suis invisible, je ne suis rien. je me hais.
e t r e p a r a i t r e c o n n a i t r e d i s p a r a i t r e
je me hais. sous tout les points qui compose ma personne, sur tout les details. ce n'est pas que je n'ai pas confiance en moi, j'ai confiance en moi. ou pas. c'est seulement que je suis detestable. je ne suis pas comme vous, je n'ai pas cette capacité d'etre mesquine, injuste et mechante. je n'ai jamais été mechante par pur et simple plaisir. je ne suis pas hypocrite. je ne suis pas tout ça parce que j'ai toujours subis ça. ma mere m'a appris qu'il ne fallais jamais et sous aucune raisons faire aux autres ce qu'on ne voulait pas qu'on nous fasse. ce qui n'a jamais empeché les autres de me faire ce que je ne voulais pas qu'on me fasse, bien au contraire. je suis detestable. et invisible. a leurs yeux a eux, les grands de mon monde, ceux qui m'ont toujours fait peur. mon avis ne compte pas. ma voix n'est pas entendue. alors je la fais taire, cette voix qui ne sert a rien a part les deranger. je tais tout. depuis longtemps deja. je tais c'est insasiable envie de partir, loin, tres tres tres loin. mais rien n'est assez loin de moi. je ne peux pas me separer de moi. je me hais. je suis un amat de chair et d'os qui me suis partout, comme mon ombre, cette autre partie de moi (oui je sais, ça fait beaucoup de moi.). je ne peux pas me fuir. je ne peux pas courrir hors de moi, laisser mon corp, ma tete, mon ombre a l'abandon pour gambader dans la mort ou la raison. alors je me laisse vivre, je me laisse suivre ce fleuve peu paisible, le soir je pleure, d'etre encore la, et j'espere que demain ce ne serat pas le cas, j'espere que demain un de mes moi aurat decidé de foutre le camp et de laisser mon vrai moi vivre. de laisser mes reves m'envahir, comme un coma, où tout serait irréel, où tout serait comme moi. sans peine, sans egoisme, sans ypocrisie ou jalousie, sans laissé pour compte, sans tout ce qui compose le monde aujourd'hui.
m o n t s e t m e r v e i l l e s
ça voudrait dire renoncer a elles. je n'en ais pas la force. elles me tiennent tout les jours a la surface de ce monde immonde et repugniant. elles me disent qu'il y a du bon dans ce monde, et je les crois, puisqu'elles sont la. elles me disent que la nuit ne tombe pas aussi facilement sur une vie, et m'ecoute quand je leur dit que si. je me suis enfermée dans ma tête il y a deja bien longtemps, elles ont su y percer une fenetre, et elles ont reussit a trouver le seul endroit où la vue est belle. elles sont la, je suis la. je me hais encore plus quand je pense a elles, a tout ce qu'elles savent ne pas savoir, je me hais de me voir dans un miroir et de me maudire de savoir que c'est ça qu'elles voient tout les jours. elles savent sans savoir. elles n'ont pas connut ce qui se passe dans ma tête, et elles sont trop merveilleuses pour avoir le droit de le connaitre un jour. je suis une tache sombre illuminée par leurs soleils. je suis un magma de souffrances pansé par leurs mots, bercé par leurs présences. je me laisse vivre de loisir avec elles, et pour elles. elles sont, je crois, mon unique raison de vivre. mais je n'ai pas le droit de faire ça. c'est contre les regles du monde. je n'ai pas le droit d'etre ce que je suis, alors, qu'est ce qu'il me reste?

